J’ai patienté pendant des années envers ʿAbdouraḥmān ʿAbdoul-khāliq

Le cheikh rabee Ibn hādi Al madkhali (qu’Allah le préserve) a dit : J’ai patienté pendant des années envers ʿAbdouraḥmān ʿAbdoul-khāliq, j’étais doux envers lui, il me promettait du bien*, malheureusement il n’a fait que s’éloigner de plus en plus. J’ai patienté pendant des années envers ʿArʿour, je lui prodiguais des conseils en espérant qu’il allait peut-être revenir sur ses éloges envers qoutb et ses semblables, il promettait du bien*, cependant il ne respectait pas cela, j’ai également beaucoup patienté envers ʿAli Al-ḥalabi.

Source : Le beau résumé éclaircissant la voie du cheikh rabee dans la prédication ainsi que dans l’éloge et la critique 1/77.

Traduction : Muḥammad Wora.

* La réforme de sa personne.  Ceci est la démarche du cheikh rabee en général au sujet de ceux qui se réclament de la sunnah et qui font des erreurs, le cheikh patiente envers eux tout en leur prodiguant des conseils en privé. Le cheikh peut leur prodiguer des conseils en privé pendant des années avant de mettre en garde contre eux. Le savant n’est pas obligé de publier tout ce qu’il fait en privé dans le but de réformer une personne. Pourquoi le cheikh rabee ne met pas en garde contre untel ? Qu’est-ce que tu en sais ?! Peut-être qu’il est entrain de lui prodiguer des conseils en privé comme cela est connu de lui. Le cheikh rabee explique qu’il avait conseillé Aboul-ḥassan en privé, les gens n’étaient pas au courant. Qu’est ce que Aboul-ḥassan a fait ? Il a fait sept cassettes qu’il a lui même publiées pour réfuter le conseil que lui avait prodigué le cheikh rabee en privé, il a commencé a dénigré le cheikh rabee qui a patienté envers lui pendant des années et qui faisait taire les gens à son sujet. Il est important aussi de rappeler que la démarche du cheikh rabee au sujet de la patience concernant les mises en garde n’est pas une obligation, lui-même n’a jamais prétendu que c’était une obligation, et il n’y a pas de preuve du Coran ou de la sunnah qui justifie qu’il faut obligatoirement patienter pendant des années envers quelqu’un avant de mettre en garde contre lui ou avant de le refuter publiquement. C’est une bonne chose si on espère que la personne change, et qu’on voit un plus grand bien en cela, le cheikh rabee explique lui-même qu’il agissait ainsi car il espérait le bien de ces gens et il ne voulait pas diviser les salafi. Réprimander ceux qui ne patientent pas pendant des années est très faux ! On peut patienter pendant des années, comme on peut ne pas le faire. Toutes les deux démarches sont correctes. Certains s’argumentent aussi de la démarche du cheikh rabee pour délaisser des gens dans le faux, ils disent qu’ils patientent envers eux pourtant ils ne leur prodiguent aucun conseil, ils passent plutôt du temps à rire avec eux, à les inviter à manger et boire, ils ne leur prodiguent jamais des conseils, ils restent ainsi pendant des années, et quand ils sont blâmés, ils disent le cheikh rabee a patienté… Ceci est un faux argumentaire, car le cheikh rabee patientait tout en prodiguant des conseils, il n’agissait pas comme vous. Bref, ce que je voulais surtout mettre en exergue ici, c’est le fait qu’un savant peut conseiller un autre savant en privé pendant une période, son silence en public ne signifie pas forcément qu’il approuve les erreurs de ce dernier ou qu’il ne lui prodigue pas des conseils. C’est comme le cas des gouverneurs, lorsque les savants prodiguent des conseils au gouverneur en privé, ils n’ont pas besoin d’informer les gens. Tu crois qu’ils sont silencieux mais tu ignores ce qu’ils font !

قال الشيخ ربيع بن هادي المدخلي حفظه الله: لقد صبرت على عبدالرحمن عبدالخالق سنين. وأنا أتلطف معه! وكان يعدني خيراً ولكنه يزداد بعداً وصبرت على عرعور سنين وكنت أنصحه لعله يرجع عن تزكياته لقطب وأمثاله فيعد خيراً ولا يلتزم بذلك وصبرت على علي الحلبي كثيراً. [📚الملخص الجميل في بيان منهج الشيخ ربيع في الدعوة والجرح والتعديل جزء الأول صـ ٧٧]

Quel est le jugement concernant cette parole qui est prononcée par certaines personnes : Ne réfute le savant qu’un savant” ?

Question :

Quel est le jugement concernant cette parole qui est prononcée par certaines personnes : Ne réfute le savant qu’un savant” ?

Réponse du cheikh Rabee Ibn hādi (qu’Allah le préserve) :

S’il n’y a aucun savant qui éclaircit la vérité, et que ce petit a des arguments et des preuves, il lui incombe de présenter ce qu’il a comme arguments. Le savant et l’étudiant en science ne doivent parler qu’avec science, ils ne doivent entrer dans une quelconque affaire que s’ils ont une science concernant cela. [Allah a dit ] : “Et ne poursuis pas ce dont tu n’as aucune connaissance. L’ouïe, la vue et le cœur : sur tout cela, en vérité, il [L’Homme] sera interrogé. [Sourate 17 v. 36]. S’il y a un étudiant en science qui a une science concernant un sujet et il a des preuves et des arguments par rapport à ce sujet, et que les savants n’ont pas parlé alors qu’il dise la vérité.

* Source : Les questions des jeunes de ʿadan au sujet de la fitnah d’Abil-hassan. Première cassette, question n°3

Traduction : Muḥammad Wora.

* Ceci est le juste milieu concernant ce sujet, et c’est ce qui est confirmé par les textes généraux qui stipulent qu’il faut ordonner le bien et interdire le mal, et il n’y a aucun doute que les réfutations scientifiques entrent dans ce cadre là. Quant au fait de restreindre ces textes là aux savants lorsqu’il s’agit de l’erreur d’un savant, ceci est une restriction sans preuve en réalité. De plus, cette restriction peut faciliter l’acceptation de certaines erreurs par beaucoup de gens. Toutefois, l’étudiant en science doit faire attention afin de ne pas dépasser ses limites.

سئل شيخنا ربيع بن هادي المدخلي -حفظه الله تعالى: ما صحة قول بعض الناس: “لا يرد على العالم إلا عالم”؟ فأجاب: إذا لم يوجد عالم يبين الحق، وكان عند هذا المستصغر عنده الحجة والبرهان فعليه أن يقدِّم ما عنده، الشاهد أن العالم وطالب علم لا يتكلم إلا بعلم، ولا يخوض في أي أمر من الأمور إلا بعلم: (وَلَا تَقْفُ مَا لَيْسَ لَكَ بِهِ عِلْمٌ ۚ إِنَّ السَّمْعَ وَالْبَصَرَ وَالْفُؤَادَ كُلُّ أُولَٰئِكَ كَانَ عَنْهُ مَسْئُولًا) …. فإذا كان هناك طالب علم يعني عنده علم في قضية وعنده دليل وبرهان فيها ولم يتكلم العلماء فليقل الحق) ا.هـ مختصرا. المصدر: “شريط أسئلة شباب عدن عن فتنة أبي الحسن” الوجه الأول السؤال الثالث.

Réfutation d’une ambiguïté utilisée par beaucoup d’égarés pour autoriser le fait de prendre la science auprès des innovateurs

🎙Réfutation d’une ambiguïté utilisée par beaucoup d’égarés pour autoriser le fait de prendre la science auprès des innovateurs

– Extrait du cours n°18 sur la traduction du livre d’Ibn hajar (qu’Allāh lui fasse miséricorde) sur la science du hadith.

نزهة النظر في توضيح نخبة الفكر في مصطلح أهل الأثر

https://t.me/muhammadwora

Durée  : 07m51s ⏯

Certaines personnes se basent sur la division entre des gens pour juger ceux qui se divisent comme étant des égarés ainsi que leur voie.

Certaines personnes se basent sur la division entre des gens pour juger ceux qui se divisent comme étant des égarés ainsi que leur voie.
Ceci est une fausseté, et cela fait partie des plus grandes causes de déviation.

– Les gens de la sunnah se sont divisés à l’époque de l’imam Al-boukhari en deux grands groupes lors de la grande fitnah qu’il y a eu entre Muḥammad Ibn yaḥyah Al-dhouhli et l’imam Al-boukhari.
Est-ce la preuve que tous ces gens de la sunnah étaient égarés ?!

Il y a eu une fitnah à l’époque de l’imam Ibn khouzaymah à cause de ce qui s’est passé entre lui et ses élèves.

Plus que cela, au temps des compagnons qu’Allāh les agrée, il y a eu un combat entre eux.

Tout ceci n’a jamais été la preuve que les compagnons sont égarés et qu’il ne faut pas suivre la voie des compagnons.

Les divisions ont toujours existé dans l’histoire de l’islam, même entre des gens appartenant au même manhaj. Il ne convient pas de s’argumenter d’une division pour juger tous ceux qui se divisent comme étant des gens qui sont sur une mauvaise voie. Ce qu’il faut plutôt faire, c’est l’étude de cette division afin de voir qui s’est trompé parmi ceux qui sont en division et qui sont ceux qui ont raison. Et Allāh qui savait déjà que des divergences allaient se produire dans la communauté nous a montré la voie à suivre dans le cas des divergences. Il a dit (traduction rapprochée) :

“Si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et au messager, si vous croyez en Allah et au jour dernier. 4 : 59

La voie droite est parfaite, cependant, ceux qui s’affilient à cette voie parfaite ne sont pas parfaits, il est possible qu’ils se divisent et cette division peut avoir plusieurs causes, leur division n’est pas la preuve que la voie parfaite à laquelle ils s’affilient n’est plus parfaite.

Je fais cet écrit surtout parce que j’ai vu que cette ambiguïté égare beaucoup de gens, certains délaissent même la salafiyyah à cause de certaines divisions qu’ils voient entre certains salafi en disant : Si la salafiyyah était vraie alors les salafi ne devaient pas se diviser. Ceci est une ruse du chaytane ! Le musulman qui s’argumente d’une division qu’il y a entre des salafi pour dire que la salafiyyah n’est pas une bonne voie ou pour délaisser les salafi sous prétexte qu’ils se divisent est comme un chrétien qui s’argumente des divisions qu’il y a entre les musulmans pour dire que l’islam est faux et qu’il faut délaisser les musulmans car on sait bien qu’aujourd’hui il y a plusieurs sectes dans l’islam, et toutes ces sectes ne sont pas unies. Donc il est comme lui dans l’argumentaire, sachant que les chrétiens sont eux-mêmes aussi divisés, on a les catholiques d’un côté, les protestants d’un autre côté, les témoins de Jéhovah d’un côté et j’en passe.
Et même dans d’autres domaines de la vie, on trouve des divisions.

Les gens qui suivent un même manhaj sont censés ne pas se diviser, les salafi sont censés ne pas se diviser, mais s’il arrive qu’un groupe de salafi se divise, ne te base pas sur la simple division pour remettre en cause le manhaj salafi, étudie plutôt les causes de cette division en te basant sur le Coran et la sunnah ainsi que la voie de nos pieux prédécesseurs afin de voir qui a raison et qui a tort dans cette division. Et ceux qui ont raison doivent être secourus, ceux qui ont tort doivent revenir à la vérité.

Mais te baser sur la simple division, ceci fait partie des choses les plus fausses qui soient, et cela fait partie des insufflations du diable !

Il convient aussi aux étudiants en science salafi, dans le cas où il y a certaines divisions entre eux ou entre certains savants salafi, de ne pas exposer cela aux commun des musulmans car beaucoup sont faibles d’esprits à moins qu’il y a un intérêt dans le fait d’exposer cela tout en expliquant aux gens avec des arguments que la division entre des gens appartenant au même manhaj n’est pas la preuve que le manhaj auquel ils s’affilient n’est pas bon.

Muḥammad Wora.
Le 22 de Ramaḍān 1442 correspondant à la nuit du 03 Mai 2021.

Réfutation à l’ambiguïté des Khawārij, des Mu’tazilah et de ceux qui les ont suivis dans leur façon de s’argumenter

Réfutation à l’ambiguïté des Khawārij, des Muʾtazilah et de ceux qui les ont suivis dans leur façon de s’argumenter.

Ils ont dit comme on l’a vu dans les propos du Shaykh al-Islām Ibn Taymiyyah : «les oeuvres font partie de la foi et donc celui qui les délaisse a délaissé une partie de la foi, et si une partie de la foi disparait alors c’est toute la foi qui disparait car la foi ne se morcelle pas.»

(Majmuʾ al-Fatāwah 13/48).

Avant de mentionner la réfutation du Shaykh al-Islām Ibn Taymiyyah concernant cette ambiguïté, il faut d’abord avoir à l’esprit que la foi est une chose composée, elle est composée de paroles (parole du coeur et de la langue) et d’actes (actes du coeur et des membres apparents). Donc on parle bien ici d’une chose composée.

Le Shaykh al-Islām Ibn Taymiyyah réfute l’ambiguïté des Khawārij et des Muʾtazilah en disant ceci :

«La question peut être traitée sous deux angles :

Premièrement, les branches de la foi sont-elles inéluctablement liées par rapport à la disparition ? (C’est-à-dire si l’une des branches disparaît ou quelques branches, c’est toute la foi qui disparait ?).

Deuxièmement, sont-elles inéluctablement liées par rapport à l’existence ? (C’est-à-dire la présence de certaines branches implique-t-elle nécessairement la présence des autres branches ?).

Quant à la première question, il faut savoir que la réalité qui regroupe plusieurs choses, que cela soit sur des entités ou des attributs, si certaines de ces choses disparaissent, il se peut que le reste des choses disparaisse, il se peut qu’il ne disparaisse pas. La disparition de certaines choses qui étaient regroupées n’implique pas forcément la disparition de ce qui reste, qu’on les appelle des choses composées ou constituées ou qu’on donne d’autres appellations. La disparition de certaines parties n’implique pas forcément la disparition de la partie restante. Et ce qu’ils ont cité comme exemple tel que le chiffre dix et le Sakanjabīn (boisson composée d’une chose acide et d’une chose sucrée) cadre avec cela, car si on retire un du chiffre dix, cela n’implique pas la disparition du chiffre neuf qui reste, il se peut que neuf demeure. Si une des deux parties composées disparaît, cela n’implique pas la disparition de l’autre partie. Cependant, ce qu’ils disent au trop, c’est que la forme rassemblée a disparu, l’image rassemblée a disparu et le nom que méritait cette forme à cause de son rassemblement et sa composition a disparu de la même manière que le nom dix et Sakanjabīn disparaissent. Nous disons donc ceci, quant au fait de dire que cette chose composée n’est plus composée comme elle était auparavant, aucun doué de raison n’a contredit cela. Aucun doué de raison ne peut prétendre que la foi, la prière, le Ḥajj ou autre chose parmi les adorations qui renferment plusieurs choses, si certaines de ces choses disparaissent, cette constitution regroupée demeure comme elle était avant la disparition de ces choses. Personne ne dit que si une partie de l’arbre ou d’une demeure disparaît, l’arbre ou la demeure garde toujours son aspect rassemblé. Personne ne prétend également que si certains membres de l’homme ou autre parmi les êtres vivants disparaissent, il demeure toujours constitué comme il était auparavant. Tel que le prophète ﷺ l’a dit : « tout enfant naît dans la Fitrah, ses parents font de lui un juif, un chrétien ou un Majūs, de même que les bêtes mettent au monde des bêtes parfaitement constituées, les voyez-vous démembrées ?». La créature qui est parfaitement constituée n’est plus parfaitement constituée après l’amputation d’un membre, cependant, cela n’implique pas la disparition du reste des membres.

Quant à la disparition du nom, nous leur disons :

Premièrement, ceci n’est qu’un problème de termes si on suppose que la foi comprend des parties et des branches comme l’a dit le prophète ﷺ le Ḥadīth rapporté par al-Bukhārī et Muslim : «la foi comporte soixante dix et quelques branches, la plus haute de ces branches est la parole il n’y a aucune divinité digne d’adoration en dehors d’Allāh et la plus basse est le fait d’ôter du chemin ce qui peut nuire, et la pudeur fait partie de la foi.» De la même manière que la prière et le Ḥajj ont des parties et des branches, la disparition d’une des branches n’implique pas la disparition de ce qui reste. La disparition de certaines parties du Ḥajj et de la prière n’implique pas la disparition du reste des parties. DONC, LEUR PRÉTENTION SELON LAQUELLE LA DISPARITION DE CERTAINES CHOSES FAISANT PARTIE D’UNE CHOSE COMPOSÉE IMPLIQUE LA DISPARITION DES CHOSES RESTANTES N’EST PAS JUSTE. On n’en disconvient pas qu’il ne reste que certaines parties et non toutes les parties et que la forme complétement rassemblée n’est plus comme elle était auparavant.»

Ndt : (Ibn Taymiyyah ici a terminé de réfuter leur ambiguïté disant que si certaines parties de la foi manquent c’est toute la foi qui est annulée, et ça réfute en même temps ceux qui prennent le même argument en disant que comme les actes apparents font partie de la foi, leur disparition implique forcément la disparition de toute la foi, donc même ce qui reste. Ensuite le Shaykh al-Islām va maintenant réfuter l’ambiguïté au sujet de l’appellation. L’appellation foi peut-elle demeurer malgré la disparition de certaines parties qui font qu’elle n’est pas complète ?)

Le Shaykh al-Islām continue et dit : «la divergence reste maintenant sur un point : EST-CE QUE LE NOM DISPARAÎT PAR LA DISPARITION DE CERTAINES PARTIES ? NOUS LEUR DISONS QUE LES CHOSES COMPOSÉES SONT DE DEUX CATÉGORIES :

CELLES DONT LA COMPOSITION EST UNE CONDITION AFIN QUE LE NOM SOIT APPLIQUÉ ET CELLES DONT LA COMPOSITION N’EST PAS DU TOUT UNE CONDITION POUR QUE LE NOM SOIT APPLIQUÉ. Pour le premier cas, nous avons par exemple l’appellation dix, de même que l’appellation Sakanjabīn. Et nous avons des choses dont le nom demeure malgré la disparition de certaines parties. Et toutes les choses composées dont les parties se ressemblent sont ainsi, de même que beaucoup de choses dont les parties sont différentes. Certes, ce qu’on mesure et pèse qui est appelé blé garde son appellation blé même après la diminution d’une partie de celui-ci, de même que le sable, l’eau et ce qui est semblable. De même le terme adoration, obéissance, le bien, la récompense, la bienfaisance, l’aumône, la science et ce qui est semblable à cela dont plusieurs choses sont incluses. On donne l’appellation à ce qui est en petite et en grande quantité lorsque certaines parties disparaissent et que d’autres demeurent. De même que le terme Qurʾān, il est appliqué à une partie du Qurʾān et à tout le Qurʾān. Si Allāh avait fait descendre du Qurʾān plus que ce qu’il a fait descendre, on l’aurait toujours appelé Qurʾān. Certains anciens livres ont été appelés Qurʾān comme le prophète ﷺ a dit : « on a allégé le Qurʾān pour Dāwūd.» De même que le terme parole, dialectique et ce qui est semblable. On garde l’appellation sur ce qui est peu de cela et beaucoup.
De même pour le terme Dhikr, invocation ainsi que pour le terme montagne, même si elle perd beaucoup de ses parties. La mer, le fleuve gardent leur appellation, même si des parties sont retirées. De même la ville, la demeure, le village, la mosquée et ce qui est semblable. Le nom est appliqué lorsque la chose est complètement constituée puis lorsque beaucoup de ses parties diminuent, le nom demeure.

 De même les noms des animaux et des plantes. Les branches rentrent dans le terme arbre ainsi que les autres parties de l’arbre, puis lorsqu’on coupe des parties, le nom “arbre” demeure. De même le terme homme, cheval, âne, lorsque l’animal est complètement constitué il porte son nom puis, il perd beaucoup de ses membres mais garde toujours son nom.
De même certains noms tels que Zayd, ʿAmr, ça englobe une chose constituée, puis certaines parties disparaissent mais le nom demeure.
DE CE FAIT, SI LES CHOSES COMPOSÉES SONT DE DEUX CATÉGORIES, D’AILLEURS LA PLUPART DES CHOSES COMPOSÉES SONT DE CETTE CATÉGORIE, LEUR PAROLE DISANT QUE SI UNE PARTIE DISPARAÎT, LE NOM DOIT FORCÉMENT DISPARAÎTRE N’EST PAS JUSTE SI LE NOM PEUT DEMEURER AVEC L’AUTRE PARTIE RESTANTE. ET C’EST CONNU QUE LE NOM “FOI” EST DE CETTE CATÉGORIE. Certes le prophète ﷺ a dit : « la foi comporte soixante dix et quelques branches, la plus haute branche est la parole il n’y a aucune divinité digne d’adoration en dehors d’Allāh et la plus basse est le fait d’ôter ce qui peut nuire sur le chemin, et la pudeur fait partie de la foi.» Or ce qui est connu c’est que si le fait d’ôter ce qui peut nuire sur le chemin et ce qui est semblable à cet acte disparaissent (c’est-à-dire que si la personne ne fait pas cela) le nom foi ne disparaît pas. C’est confirmé dans al-Bukhārī et Muslim que le prophète a dit : «sortira de l’enfer quiconque aura dans son cœur le poids d’un grain de foi.» Le prophète ﷺ a donc informé que la foi se morcelle, certaines parties demeurent et que ceci fait toujours partie de la “foi”. On a donc su à travers cela qu’une partie de la foi peut disparaître, et une autre partie peut demeurer présente. CECI REND CADUQUE LEUR FAUSSE POSITION ET CELA CLARIFIE QUE LE NOM “FOI” EST COMME LE NOM QURʾĀN, PRIÈRE, ḤAJJ ET CE QUI EST SEMBLABLE.Source : Majmuʾ al-Fatāwah 7/315Traduit par Muḥammad Wora.

NB : Tout ce qui est entre parenthèse sont des ajouts de ma part afin de rendre le texte plus clair, je ne les ai pas mis en annotation pour éviter que le texte soit prolixe, déjà qu’il est long.

Qu’Allāh fasse miséricorde au Shaykh al-Islām Ibn Taymiyyah, je n’ai vu aucun savant réfuter cette ambiguïté des Khawārij et des Muʾtazilah comme l’a fait Ibn Taymiyyah. Ceux qui s’acharnent sur les savants qui n’ont pas rendu mécréant celui qui délaisse les actes apparents en prétendant qu’il est impossible qu’on confirme la foi de ce dernier sous prétexte que la foi est parole et acte doivent bien lire cette réfutation du Shaykh al-Islām. Pourtant le Shaykh al-Islām rend mécréant celui qui délaisse les actes apparents, car pour lui celui qui délaisse la prière est mécréant. Cependant, cette réfutation du Shaykh al-Islām Ibn Taymiyyah est valable aussi pour tous ceux qui utilisent la même façon de s’argumenter ici. Ils accusent certains savants d’Irjāʾ, qui pourtant confirment que la foi est composée de paroles et d’actes parce qu’ils n’ont pas rendu mécréant celui qui délaisse les actes apparents par négligence comme si ces savants-là n’avaient pas compris que la foi est composée de paroles et d’actes, ce sont eux seulement qui ont compris cela. La contradiction dont tu parles est dans ta tête, car en réalité, ces savants-là n’ont pas vu qu’ils ont contredit la définition de la foi. Le prophète ﷺ a appelé la prière foi, il a appelé la Zakāh foi, de même qu’il a appelé le jeûne foi dans le Ḥadīth de Wafd abdil Qays. Cela veut-il dire que la foi chez le prophète ﷺ c’est uniquement la prière, la Zakāh et le jeûne ?! Si pour certains savants celui qui a la croyance, les actes du cœur et qui prononce l’attestation de foi a la foi, s’ils confirment que ce dernier a la foi, mais la base de la foi pas la foi complète et qu’il a commis des grands péchés, cela veut-il dire que la foi chez eux c’est seulement la croyance, les actes du cœur et l’attestation de foi ?! Lorsque vous confirmez la foi de celui qui délaisse tous les actes apparents en dehors de la prière, cela veut-il dire que la foi chez vous c’est uniquement la croyance, l’attestation de foi, les actes du cœur et la prière ?!

Et ce qui a poussé ces savants-là à soutenir cette position ce sont les arguments, ils n’ont vu aucune preuve claire justifiant la mécréance de celui qui délaisse les actes apparents par négligence. Vous avez confondu la croyance des Murjiʾah qui voient que celui qui délaisse les actes apparents sa foi est complète à la croyance de ces nobles imām.
Si parce qu’ils sont d’accord avec les Murjiʾah sur la non mécréance de celui qui délaisse les actes apparents, cela fait d’eux des Murjiʾah ou des gens qui sont dans l’Irjāʾ alors le fait que vous soyez d’accord avec les Khawārij sur la mécréance de celui qui délaisse les actes apparents fait également de vous des Khawārij ou des gens qui ont la croyance des Khawārij selon votre argumentaire.

Muḥammad Wora.

  قال شيخ الإسلام ابن تيمية رحمه الله -: الْكَلَامُ فِي “طَرَفَيْنِ”.

أَحَدُهُمَا: أَنَّ شُعَبَ الْإِيمَانِ هَلْ هِيَ مُتَلَازِمَةٌ فِي الِانْتِفَاءِ؟ وَالثَّانِي: هَلْ هِيَ مُتَلَازِمَةٌ فِي الثُّبُوتِ؟ أَمَّا “الْأَوَّلُ” فَإِنَّ الْحَقِيقَةَ الْجَامِعَةَ لِأُمُور سَوَاءٌ كَانَتْ فِي الْأَعْيَانِ أَوْ الْأَعْرَاضِ، إذَا زَالَ بَعْضُ تِلْكَ الْأُمُورِ فَقَدْ يَزُولُ سَائِرُهَا وَقَدْ لَا يَزُولُ وَلَا يَلْزَمُ مِنْ زَوَالِ بَعْضِ الْأُمُورِ الْمُجْتَمِعَةِ زَوَالُ سَائِرِهَا وَسَوَاءٌ سُمِّيَتْ مُرَكَّبَةً أَوْ مُؤَلَّفَةً أَوْ غَيْرَ ذَلِكَ، لَا يَلْزَمُ مِنْ زَوَالِ بَعْضِ الْأَجْزَاءِ زَوَالُ سَائِرِهَا.

وَمَا مَثَّلُوا بِهِ مِنْ الْعَشَرَةِ والسكنجبين مُطَابِقٌ لِذَلِكَ فَإِنَّ الْوَاحِدَ مِنْ الْعَشَرَةِ إذَا زَالَ لَمْ يَلْزَمْ زَوَالُ التِّسْعَةِ بَلْ قَدْ تَبْقَى التِّسْعَةُ فَإِذَا زَالَ أَحَدُ جُزْأَيْ الْمُرَكَّبِ لَا يَلْزَمُ زَوَالُ الْجُزْءِ الْآخَرِ؛ لَكِنَّ أَكْثَرَ مَا يَقُولُونَ زَالَتْ الصُّورَةُ الْمُجْتَمِعَةُ وَزَالَتْ الْهَيْئَةُ الِاجْتِمَاعِيَّةُ وَزَالَ ذَلِكَ الِاسْمُ الَّذِي اسْتَحَقَّتْهُ الْهَيْئَةُ بِذَلِكَ الِاجْتِمَاعِ وَالتَّرْكِيبِ كَمَا يَزُولُ اسْمُ الْعَشَرَةِ والسكنجبين. فَيُقَالُ: أَمَّا كَوْنُ ذَلِكَ الْمُجْتَمَعِ الْمُرَكَّبِ مَا بَقِيَ عَلَى تَرْكِيبِهِ فَهَذَا لَا يُنَازِعُ فِيهِ عَاقِلٌ وَلَا يَدَّعِي عَاقِلٌ أَنَّ الْإِيمَانَ أَوْ الصَّلَاةَ أَوْ الْحَجَّ أَوْ غَيْرَ ذَلِكَ مِنْ الْعِبَادَاتِ الْمُتَنَاوِلَةِ لِأُمُورِ إذَا زَالَ بَعْضُهَا بَقِيَ ذَلِكَ الْمُجْتَمَعُ الْمُرَكَّبُ كَمَا كَانَ قَبْلَ زَوَالِ بَعْضِهِ وَلَا يَقُولُ أَحَدٌ: إنَّ الشَّجَرَةَ أَوْ الدَّارَ إذَا زَالَ بَعْضُهَا بَقِيَتْ مُجْتَمِعَةً كَمَا كَانَتْ وَلَا أَنَّ الْإِنْسَانَ أَوْ غَيْرَهُ مِنْ الْحَيَوَانِ إذَا زَالَ بَعْضُ أَعْضَائِهِ بَقِيَ مَجْمُوعًا. كَمَا قَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ {كُلُّ مَوْلُودٍ يُولَدُ عَلَى الْفِطْرَةِ فَأَبَوَاهُ يُهَوِّدَانِهِ أَوْ يُنَصِّرَانِهِ أَوْ يُمَجِّسَانِهِ كَمَا تُنْتِجُ الْبَهِيمَةُ بَهِيمَةً جَمْعَاءَ هَلْ تُحِسُّونَ فِيهَا مِنْ جَدْعَاءَ} فَالْمُجْتَمِعَةُ الْخَلْقِ بَعْدَ الْجَدْعِ لَا تَبْقَى مُجْتَمِعَةً وَلَكِنْ لَا يَلْزَمُ زَوَالُ بَقِيَّةِ الْأَجْزَاءِ.

وَأَمَّا زَوَالُ الِاسْمِ فَيُقَالُ لَهُمْ هَذَا: “أَوَّلًا” بَحْثٌ لَفْظِيٌّ إذَا قُدِّرَ أَنَّ الْإِيمَانَ لَهُ أَبْعَادٌ وَشُعَبٌ؛ كَمَا قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي الْحَدِيثِ الْمُتَّفَقِ عَلَيْهِ : { الْإِيمَانُ بِضْعٌ وَسَبْعُونَ شُعْبَةً أَعْلَاهَا قَوْلُ : لَا إلَهَ إلَّا اللَّهُ وَأَدْنَاهَا إمَاطَةُ الْأَذَى عَنْ الطَّرِيقِ وَالْحَيَاءُ شُعْبَةٌ مِنْ الْإِيمَانِ } كَمَا أَنَّ الصَّلَاةَ وَالْحَجَّ لَهُ أَجْزَاءٌ وَشُعَبٌ وَلَا يَلْزَمُ مِنْ زَوَالِ شُعْبَةٍ مِنْ شُعَبِهِ زَوَالُ سَائِرِ الْأَجْزَاءِ وَالشُّعَبِ؛ كَمَا لَا يَلْزَمُ مِنْ زَوَالِ بَعْضِ أَجْزَاءِ الْحَجِّ وَالصَّلَاةِ زَوَالُ سَائِرِ الْأَجْزَاءِ. فَدَعْوَاهُمْ أَنَّهُ إذَا زَالَ بَعْضُ الْمُرَكَّبِ زَالَ الْبَعْضُ الْآخَرُ لَيْسَ بِصَوَابِ وَنَحْنُ نُسَلِّمُ لَهُمْ أَنَّهُ مَا بَقِيَ إلَّا بَعْضُهُ لَا كُلُّهُ وَأَنَّ الْهَيْئَةَ الِاجْتِمَاعِيَّةَ مَا بَقِيَتْ كَمَا كَانَتْ. يَبْقَى النِّزَاعُ هَلْ يَلْزَمُ زَوَالُ الِاسْمِ بِزَوَالِ بَعْضِ الْأَجْزَاءِ؟ فَيُقَالُ لَهُمْ : الْمُرَكَّبَاتُ فِي ذَلِكَ عَلَى وَجْهَيْنِ:

 مِنْهَا : مَا يَكُونُ التَّرْكِيبُ شَرْطًا فِي إطْلَاقِ الِاسْمِ وَمِنْهَا : مَا لَا يَكُونُ كَذَلِكَ، فَالْأَوَّلُ كَاسْمِ الْعَشَرَةِ وَكَذَلِكَ السكنجبين وَمِنْهَا مَا يَبْقَى الِاسْمُ بَعْدَ زَوَالِ بَعْضِ الْأَجْزَاءِ؛ وَجَمِيعُ الْمُرَكَّبَاتِ الْمُتَشَابِهَةِ الْأَجْزَاءِ مِنْ هَذَا الْبَابِ وَكَذَلِكَ كَثِيرٌ مِنْ الْمُخْتَلِفَةِ الْأَجْزَاءِ فَإِنَّ الْمَكِيلَاتِ وَالْمَوْزُونَاتِ تُسَمَّى حِنْطَةً وَهِيَ بَعْدَ النَّقْصِ حِنْطَةٌ وَكَذَلِكَ التُّرَابُ وَالْمَاءُ وَنَحْوُ ذَلِكَ. وَكَذَلِكَ لَفْظُ الْعِبَادَةِ وَالطَّاعَةِ وَالْخَيْرِ وَالْحَسَنَةِ وَالْإِحْسَانِ وَالصَّدَقَةِ وَالْعِلْمِ وَنَحْوِ ذَلِكَ مِمَّا يَدْخُلُ فِيهِ أُمُورٌ كَثِيرَةٌ يُطْلَقُ الِاسْمُ عَلَيْهَا قَلِيلُهَا وَكَثِيرُهَا وَعِنْدَ زَوَالِ بَعْضِ الْأَجْزَاءِ وَبَقَاءِ بَعْضٍ وَكَذَلِكَ لَفْظُ ” الْقُرْآنِ” فَيُقَالُ عَلَى جَمِيعِهِ وَعَلَى بَعْضِهِ وَلَوْ نَزَلَ قُرْآنٌ أَكْثَرُ مِنْ هَذَا لَسُمِّيَ قُرْآنًا وَقَدْ تُسَمَّى الْكُتُبُ الْقَدِيمَةُ قُرْآنًا كَمَا قَالَ النبي صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ { خُفِّفَ عَلَى داود الْقُرْآنُ } وَكَذَلِكَ لَفْظُ الْقَوْلِ وَالْكَلَامِ وَالْمَنْطِقِ وَنَحْوِ ذَلِكَ يَقَعُ عَلَى الْقَلِيلِ مِنْ ذَلِكَ وَعَلَى الْكَثِيرِ . وَكَذَلِكَ لَفْظُ الذِّكْرِ وَالدُّعَاءِ يُقَالُ لِلْقَلِيلِ وَالْكَثِيرِ وَكَذَلِكَ لَفْظُ الْجَبَلِ يُقَالُ عَلَى الْجَبَلِ وَإِنْ ذَهَبَ مِنْهُ أَجْزَاءٌ كَثِيرَةٌ. وَلَفْظُ الْبَحْرِ وَالنَّهْرِ يُقَالُ عَلَيْهِ وَإِنْ نَقَصَتْ أَجْزَاؤُهُ وَكَذَلِكَ الْمَدِينَةُ وَالدَّارُ وَالْقَرْيَةُ وَالْمَسْجِدُ وَنَحْوُ ذَلِكَ يُقَالُ عَلَى الْجُمْلَةِ الْمُجْتَمِعَةِ ثُمَّ يَنْقُصُ كَثِيرٌ مِنْ أَجْزَائِهَا وَالِاسْمُ بَاقٍ وَكَذَلِكَ أَسْمَاءُ الْحَيَوَانِ وَالنَّبَاتِ كَلَفْظِ الشَّجَرَةِ يُقَالُ عَلَى جُمْلَتِهَا فَيَدْخُلُ فِيهَا الْأَغْصَانُ وَغَيْرُهَا ثُمَّ يُقْطَعُ مِنْهَا مَا يُقْطَعُ وَالِاسْمُ بَاقٍ وَكَذَلِكَ لَفْظُ الْإِنْسَانِ وَالْفَرَسِ وَالْحِمَارِ يُقَالُ عَلَى الْحَيَوَانِ الْمُجْتَمِعِ الْخَلْقِ ثُمَّ يَذْهَبُ كَثِيرٌ مِنْ أَعْضَائِهِ وَالِاسْمُ بَاقٍ وَكَذَلِكَ أَسْمَاءُ بَعْضِ الْأَعْلَامِ: كَزَيْدِ وَعَمْرٍو يَتَنَاوَلُ الْجُمْلَةَ الْمُجْتَمِعَةَ ثُمَّ يَزُولُ بَعْضُ أَجْزَائِهَا وَالِاسْمُ بَاقٍ. وَإِذَا كَانَتْ الْمُرَكَّبَاتُ عَلَى نَوْعَيْنِ بَلْ غَالِبُهَا مِنْ هَذَا النَّوْعِ لَمْ يَصِحَّ قَوْلُهُمْ إنَّهُ إذَا زَالَ جُزْؤُهُ لَزِمَ أَنْ يَزُولَ الِاسْمُ إذَا أَمْكَنَ أَنْ يَبْقَى الِاسْمُ مَعَ بَقَاءِ الْجُزْءِ الْبَاقِي.

وَمَعْلُومٌ أَنَّ اسْمَ “الْإِيمَانِ” مِنْ هَذَا الْبَابِ؛ فَإِنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ : { الْإِيمَانُ بِضْعٌ وَسَبْعُونَ شُعْبَةً أَعْلَاهَا قَوْلُ لَا إلَهَ إلَّا اللَّهُ وَأَدْنَاهَا إمَاطَةُ الْأَذَى عَنْ الطَّرِيقِ وَالْحَيَاءُ شُعْبَةٌ مِنْ الْإِيمَانِ } ثُمَّ مِنْ الْمَعْلُومِ أَنَّهُ إذَا زَالَتْ الْإِمَاطَةُ وَنَحْوُهَا لَمْ يَزَلْ اسْمُ الْإِيمَانِ. وَقَدْ ثَبَتَ عَنْهُ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي الصَّحِيحَيْنِ أَنَّهُ قَالَ : { يَخْرُجُ مِنْ النَّارِ مَنْ كَانَ فِي قَلْبِهِ مِثْقَالُ حَبَّةٍ مِنْ إيمَانٍ } فَأَخْبَرَ أَنَّهُ يَتَبَعَّضُ وَيَبْقَى بَعْضُهُ وَأَنَّ ذَاكَ مِنْ الْإِيمَانِ فَعُلِمَ أَنَّ بَعْضَ الْإِيمَانِ يَزُولُ وَيَبْقَى بَعْضُهُ وَهَذَا يَنْقُضُ مآخذهمْ الْفَاسِدَةَ وَيُبَيِّنُ أَنَّ اسْمَ َ الإيمان مثل اسْمِ الْقُرْآنِ وَالصَّلَاةِ وَالْحَجِّ وَنَحْوِ ذَلِكَ.

المصدر: مجموع الفتاوى ٣١٥/٧

D’après Oubada Ibn Samit qu’Allah l’agrée le messager d’Allah ﷺ a dit :

1⃣ D’après Oubada Ibn Samit qu’Allah l’agrée le messager d’Allah ﷺ a dit :

Cinq prières sont prescrites par Allah à ses serviteurs. Quiconque veille à les accomplir sans rien délaisser de ces prières par négligence de ses droits, Allah s’engage à le faire entrer au paradis. Et quiconque ne les accomplit pas ne bénéficie d’aucun engagement auprès d’Allah, il le châtiera s’il veut et s’il veut il le fera entrer au paradis ” (1)

Rapporté par Abou Daoud (1422) An-nassai (465), Ahmed (23361) Malik (1/254,255) Et bien d’autres. Et le hadith est authentifié par le cheikh Al Albani.

Ibn abdil bar qu’Allah lui fasse miséricorde a dit en commentant ce hadith :

Il y a dans ce hadith la preuve que celui qui ne prie pas parmi les musulmans est sous la volonté d’Allah (2) s’il a le tawhid et qu’il croit en ce qui a été apporté par Muhammad ﷺ du moment où il approuve, tout en étant croyant ET CELA MÊME S’IL N’ŒUVRE PAS. ET CECI RÉFUTE LA PAROLE DE TOUS LES MOU’TAZILAH ET KHAWÂRIJ. (3) NE VOIS-TU PAS QUE CELUI QUI APPROUVE L’ISLAM, LORSQU’IL RENTRE DANS L’ISLAM EST MUSULMAN AVANT D’ENTRER DANS L’ACCOMPLISSEMENT DE LA PRIÈRE, DU JEÛNE DE RAMADAN DE PAR SON APPROBATION ET SA CROYANCE AINSI QUE SON INTENTION ?! DONC, RATIONNELLEMENT, IL N’EST PAS IMPÉRATIF QU’IL SOIT MÉCRÉANT SAUF PAR LA DISPARITION DE CE PAR QUOI IL EST DEVENU MUSULMAN ET IL S’AGIT DU RENIEMMENT DE CE QU’IL A APPROUVÉ ET EU COMME CROYANCE. ET ALLAH EST LE PLUS SAVANT. (4)

Source : Al tamhid 23/288,290.

Ibn abdil bar est-il dans l’irja ô vous les hadâdiyah ?! Essayez de l’accuser d’irja et on verra.

1- Ce hadith a plusieurs versions, la version que nous trouvons authentique est la suivante :

Cinq prières sont prescrites par Allah à ses serviteurs. Quiconque les accomplit sans diminuer quoi que ce soit de ses droits par négligence, Allah s’engage à le faire entrer au paradis. Et quiconque les accomplit en diminuant quoi que ce soit de ses droits par négligence ne bénéficiera d’aucun engagement auprès d’Allah, il le châtiera s’il veut et s’il veut il le fera entrer au paradis.

Rapporté par At-tabarâni dans son mousnad Al châmiyyine (2186), Ahmed dans son mousnad (5/322), Al châchi dans son mousnad (1265), Ibn hibân dans son sahih (1731), ibn mâja (1417) et bien d’autres. Et cette version est authentifié par Ibn Nasr et bien d’autres.

Ce qui est apparent de ce hadith c’est que celui qui retarde la prière de son temps au point de la faire sortir de son temps déterminé n’est pas mécréant car il n y a aucun doute qu’accomplir la prière dans son temps déterminé fait partie des droits obligatoires de la prière, or ici le prophète ﷺ a parlé des droits obligatoires de la prière de manière générale. Ne pas accomplir la prière à son temps est une négligence des droits de la prière. Cependant, le prophète ﷺ nous fait comprendre dans ce hadith que celui qui va négliger les droits de la prière n’aura aucun engagement auprès d’Allah, s’il veut il le châtiera, s’il veut il le fera entrer au paradis. Ceci est une preuve qu’il n’est pas mécréant car s’il était mécréant, le prophète ﷺ n’allait pas dire que si Allah veut il le fera entrer au paradis, ceci car le mécréant ne rentre pas au paradis. Donc celui qui accomplit les cinq prières tout en négligeant les horaires de la prières, même s’il a délaissé les cinq prières pour les accomplir dans un temps qui n’est pas le temps de ces cinq prières, il n’est pas mécréant, il est considéré comme ayant accompli les cinq prières sauf qu’il a négligé l’un des droits de ces prières qui est donc le fait d’accomplir chacune d’elle à son heure. Ceci réfute en réalité ceux qui rendent mécréant celui qui délaisse une seule prière par négligence. C’est une erreur claire ! et plusieurs preuves montrent que c’est un avis qui n’est pas juste. Et le cheikh Al Islam Ibn taymyah s’est basé sur l’une des versions de ce hadith de Oubada Ibn Samit justement pour réfuter ceux qui rendent mécréant celui qui prie de temps en temps et qui délaisse la prière de temps en temps.

2️⃣Et parmi les preuves qui montrent que cet avis n’est pas juste, le hadith du prophète ﷺ où il dit que celui qui délaisse la prière de asr, ses œuvres sont annulées (les œuvres de cette journée). Si délaisser une seule prière rendait mécréant le prophète ﷺ n’allait pas restreindre le jugement à la prière de asr comme a expliqué Ibn hajjar et comme on l’a détaillé dans un de nos audios.

Quant à ceux qui rendent mécréant celui qui délaisse la prière totalement, nous leur disons : si vous êtes d’accord avec nous que celui qui délaisse une prière ou quelques prières par négligence tout en reconnaissant le caractère obligatoire de la prière n’est pas mécréant, vous êtes censés être d’accord avec nous que celui qui délaisse totalement la prière n’est pas mécréant car la mécréance n’est pas “mécréance” en fonction de la quantité. Si une chose n’est pas de la mécréance, la faire 100 fois ou 200 fois ou 500 fois ou même 1000 fois ne la transforme pas en grande mécréance. Si la mécréance de celui qui délaisse une prière ou quelques prières pour vous ne se trouve que dans le fait qu’il renie le caractère obligatoire de la prière, alors, cela doit être la même chose pour celui qui délaisse totalement la prière car il n y a pas de différence entre lui et celui qui délaisse une prière ou quelques prières au niveau de la croyance au caractère obligatoire de la prière, les deux croient au caractère obligatoire de la prière. Alors, si le délaissement d’une seule prière ou de quelques prières n’est pas de la grande mécréance pour vous sauf s’il est accompagné du reniement du caractère obligatoire de la prière, pourquoi cette grande mécréance quitte du délaissement qui est accompagné de reniement au délaissement qui n’est pas accompagné de reniement juste parce que la quantité de prières délaissées a augmenté ?! Le jugement doit être le même au niveau de la non mécréance, la différence doit simplement se situer au niveau des péchés. Celui qui délaisse totalement la prière a plus de péchés que celui qui n’a pas délaissé totalement la prière car pour chaque prière délaissée il a le péché, donc ces péchés pour le délaissement de la prière doivent être plus nombreux que ceux de celui qui prie quelques prières. Mais en ce qui concerne la mécréance, aucun d’eux ne doit être mécréant étant donné que les deux reconnaissent le caractère obligatoire de la prière. Et vous avez jugé musulman celui qui délaisse quelques prières tant qu’il ne renie pas le caractère obligatoire de la prière. Cela veut dire que pour vous, le simple délaissement de la prière ne fait pas sortir de l’islam tant qu’il n’est pas accompagné d’une croyance qui s’oppose à la foi. Alors, pourquoi lorsque le délaissement devient beaucoup, la personne devient mécréante pourtant elle a toujours la même croyance sur le caractère obligatoire de la prière que celui qui délaisse quelques prières ?!

Quant au fait de dire que celui qui délaisse totalement la prière ne croit pas au caractère obligatoire de la prière même s’il le dit par sa bouche car s’il croyait au caractère obligatoire de la prière, il allait prier. Nous disons que ceci est caduc, car si on utilise cet argumentaire on peut se permettre de rendre mécréant celui qui ne donne jamais la zakat alors qu’il a les capacités, ou celui qui ne jeûne jamais ou n’accomplit jamais le hajj en disant que s’il croyait au caractère obligatoire de ces piliers il allait les accomplir. À travers cet argumentaire on serait entrain de contredire le hadith du prophète où il nous fait comprendre que celui qui délaisse la zakat ne sort pas de l’islam, et donc à fortiori celui qui délaisse les autres piliers moindres que la zakat. Et on pourrait aussi rendre mécréant celui qui commet un interdit en disant : s’il croyait que c’était interdit il n’allait pas le faire. En utilisant ce genre d’argumentaire on ouvre une porte aux khawarij.

3⃣ Le fait qu’une personne ne fasse pas une obligation n’est pas la preuve qu’elle ne croit pas au caractère obligatoire de cette chose. Combien de musulmans délaissent certaines obligations par faiblesse de foi et à cause de la recherche du dounia pourtant ils reconnaissent le caractère obligatoire de ces choses ?!

Avoir recours à ce genre d’argumentaire pour statuer de la mécréance de celui qui délaisse la prière pourrait être très dangereux et pourrait avoir des conséquences très néfastes.

Il n y a pas de différence à faire en ce qui concerne la “non mécréance” entre celui qui délaisse quelques prières obligatoires par négligence tout en reconnaissant leur caractère obligatoire et celui qui délaisse totalement la prière par négligence tout en reconnaissant le caractère obligatoire de la prière car les deux reconnaissent le caractère obligatoire de la prière. Si l’un n’est pas mécréant car il n’a pas renié le caractère obligatoire de la prière, l’autre également ne l’est pas car il n’a pas aussi renié le caractère obligatoire de la prière, sauf que celui qui délaisse totalement la prière sa foi est plus faible et il a plus de péchés par rapport au délaissement de la prière que celui qui délaisse quelques prières.

De plus, le hadith de l’intercession est clair sur la non mécréance de celui qui délaisse totalement la prière. Entre nous et vous il y a donc le hadith de l’intercession !

2 – Car s’il était mécréant, le prophète ﷺ n’allait pas dire que si Allah veut il le fera entrer au paradis car le mécréant ne rentre pas au paradis.

3 – Si on se comportait comme les hadâdiyah, on aurait pu se baser sur cette parole d’Ibn abdil bar pour dire que ceux qui rendent mécréant celui qui délaisse la prière sont des khawârij ou encore qu’ils ont une croyance de khawârij car ici Ibn abdil bar dit que ce qu’il a mentionné réfute les khawârijs. Et on sait tous que les khawârij rendent mécréant celui qui délaisse la prière, de même ils rendent mécréant celui qui délaisse les actes apparents. Et d’ailleurs, ça ne m’étonnerait pas de savoir que les khawârij ont inventé certains textes qui ont été jugés non authentiques par des savants de hadith pour soutenir leur position sur le jugement de celui qui délaisse la prière.

Selon la méthodologie des hadâdiyah, ceux qui ont le même avis que les khawârij sur le jugement de celui qui délaisse la prière ou celui qui délaisse les actes apparents sont des khawârij aussi ou encore ils ont une croyance des khawârij.

On aurait pu aussi se baser sur la parole de l’imam Muhammad Ibn Nasr lorsqu’il dit que le hadith de mouslim qui prouve que celui qui délaisse la zakat ne sort pas de l’islam réfute les khawârij, pour accuser les savants qui ont rendu mécréant celui qui délaisse la zakat d’être des khawârij ou encore d’avoir eu une croyance de khawârij. Mais alhamdoulilahi, nous ne sommes pas comme les hadâdiyah, et qu’Allah nous préserve de cette voie innovée basée sur l’ignorance, l’incompréhension, la ruse, le mensonge, la tromperie, le fanatisme, le suivi aveugle ainsi que le dénigrement des imams nobles.

4 – Cette parole d’Ibn abdil bar peut paraître problématique car les gens de la sunnah n’ont pas restreint la grande mécréance au reniement. Cependant, Ibn abdil bar n’a pas visé par sa parole une restriction, j’avais déjà détaillé cela dans un audio.

Toutefois, il aurait été mieux qu’ibn abdil bar dise par exemple :

Ne vois-tu pas que celui qui rentre à peine dans l’islam devient musulman avant qu’il ne commence à œuvrer ?!

Rationnellement, il n’est pas impératif qu’il devienne mécréant pour son délaissement de la prière, ou d’autres actes apparents sauf s’il les délaisse tout en ayant une croyance qui s’oppose à celle qu’il avait vis-à-vis de ces actes lorsqu’il est rentré dans l’islam.

Sachant que l’argument rationnel d’Ibn abdil bar peut être un peu discutable. Et Allah est le plus savant.

Muhammad Wora.

عن عبادة بن الصامت رضي الله عنه عن رسول الله ﷺ: خمس صلوات كتبهن الله عز وجل على العباد فمن جاء بهن لم يضيع منهن شيئا استخفافا بحقهن كان له عند الله عهد أن يدخله الجنة ومن لم يأت بهن فليس له عند الله عهد إن شاء عذبه وإن شاء أدخله الجنة”

قال الإمام ابن عبد البر رحمه الله:

وفيه دليل على أن من لم يصل من المسلمين في مشيئة الله إذا كان موحدا مؤمنا بما جاء به محمد ﷺ مصدقا مقرا وإن لم يعمل وهذا يرد قول المعتزلة والخوارج بأسرها ألا ترى أن المقر بالإسلام في حين دخوله فيه يكون مسلما قبل الدخول في عمل الصلاة وصوم رمضان بإقراره واعتقاده وعقدة نيته فمن جهة النظر، لا يجب أن يكون كافرا إلا برفع ما كان به مسلما وهو الجحود لما كان قد أقر به واعتقده، والله أعلم.

المصدر: التمهيد (٢٨٨/٢٣-٢٩٠)

Quand est-ce que les gens vont comprendre que la question du Takfīr n’est pas une question qui revient à nos sentiments, nos désirs, notre raison et notre pensée ?!

1⃣

◼️Le Takfīr est un jugement religieux les frères !

Par conséquent, on ne se base pas sur nos sentiments, nos impressions, nos pensées pour donner ce jugement, on se base sur Allāh a dit, le prophète ﷺ a dit. Et ça doit être une preuve claire et non une preuve qui peut prêter à d’interprétations diverses. Ce n’est pas parce que tu penses que celui qui fait ceci ou cela est mécréant qu’il l’est selon les textes, non ! Si on a aucune preuve claire qui prouve que celui qui fait ceci ou cela est mécréant, on n’a pas le droit de faire son Takfīr et ce même si notre raison défectueuse limitée nous incite à le faire.

On a pas besoin de ta parole disant :

«Comment peut-on dire qu’un tel est musulman ?»

«Je pense qu’il est mécréant, car pour moi il ne peut pas être musulman.»

«Mais j’ai l’impression que…»

«Ma raison refuse qu’il soit musulman.» et d’autres expressions de ce genre.

On a pas besoin de ça ici, on a besoin des preuves irréfutables et non de tes impressions, sentiments et de ta raison, car si nous renvoyons la chose à nos sentiments, nos impressions et à notre raison, par Allāh, ce sera la catastrophe, car chacun pourra rendre mécréant qui il veut, quand il veut et où il veut en ne se basant que sur ses sentiments, ses désirs et sa raison.

Le Shaykh al-Islām Ibn Taymiyyah (qu’Allāh lui fasse miséricorde) a dit :

«La mécréance fait partie des sentences législatives, ce n’est pas tout celui qui contredit ce qui est déraisonnable de contrarier qui devient mécréant, et même si on suppose que la personne a contredit certaines choses rationnelles claires, ON NE DOIT JUGER DE SA MÉCRÉANCE QUE DANS LE CAS OÙ SA PAROLE EST JUGÉE COMME ÉTANT UNE MÉCRÉANCE DANS LA LÉGISLATION.»

Source : Majmuʾ al-Fatāwah 12/525.

Donc, c’est une question de preuves religieuses et non de raison. Ceci est un principe de base dans les questions du Takfīr. Si tu ne comprends pas ce principe, tu auras toujours du mal à comprendre les questions de Takfīr. Beaucoup de Khawārij et des Takfīrī se sont égarés sur les questions de Takfīr parce qu’ils n’ont pas bien compris ce principe.

◼️De même le Takfīr n’est pas une question de vengeance !

Si un tel a fait mon Takfīr, moi aussi je fais le sien, comme un tel m’énerve, je dois faire son Takfīr, non ! C’est une question basée sur les preuves de la législation et cette question demande aussi une certaine crainte envers Allāh, car celui qui ne craint pas Allāh se permettra de rendre mécréant qui il veut.

L’Imām Muḥammad Ibn ʿAlī ash-Shawkānī (qu’Allāh lui fasse miséricorde) a dit :

«Sache que juger qu’un musulman est sorti de l’islām et qu’il est dans la mécréance est une chose qu’un musulman qui croit en Allāh et au jour dernier ne devrait pas faire, sauf s’il a une preuve qui est plus claire que le soleil en pleine journée, car il est rapporté de façon authentique par l’intermédiaire d’un groupe de compagnons que le prophète ﷺ a dit : « celui qui dit à son frère ô mécréant, l’un des deux mérite alors cela.» C’est rapporté ainsi dans le Ṣaḥīḥ et dans les deux recueils authentiques : « celui qui appelle son frère mécréant ou qui l’appelle en lui disant ennemi d’Allāh, alors qu’il ne l’est pas, cela retournera sur lui-même.» C’est-à-dire le qualificatif retournera sur lui-même et dans un autre terme dans le Ṣaḥīḥ : «l’un d’eux aura mécru.» Nous avons dans ces Aḥadīth et dans ce qui est rapporté sur ce sujet la plus grande menace et la plus grande exhortation dissuasive concernant la précipitation dans le Takfīr.»

Source : Sayl al-Jarrār 4/578

Ibn Taymiyyah dit même que le fait de rendre mécréant un musulman est pire que le tuer, car à la base tout celui qui est mécréant il est permis de le tuer. Par contre, ce n’est pas tout celui qui mérite la mort qui est forcément mécréant. Voir al-Istiqāmah 1/165 et 166.

2⃣ Ibn ʿAbdil Bār (qu’Allāh lui fasse miséricorde) a dit :

«On ne fait sortir de l’Islām celui dont on est unanime qu’il est musulman (avant la divergence sur son Takfīr) qu’avec un autre consensus ou une Sunnah prouvée qui n’est contredit par rien du tout. Les gens de la Sunnah qui sont les gens de la jurisprudence et du Athar sont unanimes sur le fait que personne ne sort de l’Islām à cause de son péché même s’il est grand ! Les gens de l’innovation les ont contredits. Ce qui est donc obligatoire rationnellement, C’EST QU’ON NE RENDE MÉCRÉANT QUE SI TOUT LE MONDE EST D’ACCORD OU S’IL Y A UNE PREUVE IRRÉFUTABLE DU QURʾĀN OU DE LA SUNNAH SUR SON TAKFĪR.»

Source : at-Tamhīd 17/22

Le Shaykh al-Islām Ibn Taymiyyah a dit parlant des Khawārij :

«Si ces gens-là dont l’égarement a été établi par les textes et à l’unanimité ne sont pas devenus mécréants, pourtant Allāh et son messager ﷺ ont ordonné de les combattre, que dire alors des groupes qui sont en divergence et dont la vérité pour eux a été confuse dans des sujets où ceux qui sont même plus savants qu’eux se sont trompés ?! Il n’est permis à aucun de ces groupes de juger mécréants les autres groupes ou qu’il s’arroge le droit de tuer et de prendre les biens des autres quand bien même ils seraient dans une innovation prouvée. Que dire alors du cas où le groupe qui rend les autres mécréants serait lui-même aussi un groupe d’innovateurs ?! Il se pourrait même que leur innovation soit pire, il se pourrait que l’innovation de ceux-là soit pire. Et dans la majorité des cas, ces groupes sont tous ignorants des réalités de ce sur quoi ils divergent.

Source : Majmuʾ al-Fatāwah 3/282 et 283.

On ne déclare mécréant que celui dont on a des preuves claires sur sa mécréance.

Écrit par Muḥammad Wora.

On a posé ces deux questions au Shaykh Ibn Bāz (qu’Allāh lui fasse miséricorde) :

1⃣ On a posé ces deux questions au Shaykh Ibn Bāz (qu’Allāh lui fasse miséricorde) :

– Première question :

«Si je vois quelqu’un invoquer un mort, il lui demande le secours, il est dans le Shirk, dois-je l’appeler en tant que musulman ou plutôt en tant qu’associateur si je souhaite l’appeler vers Allāh et si je souhaite lui éclaircir les choses ?»

Réponse du Shaykh Ibn Bāz (qu’Allāh lui fasse miséricorde) :

«Appelle-le avec d’autres termes et non ceux que tu as cités. Dis-lui «ô un tel ! Ô serviteur d’Allāh !» Cette chose que tu as pratiquée est du Shirk, ce n’est pas une adoration (valide), c’est la pratique des associateurs de la Jāhiliyyah, la pratique de Quraysh et leurs semblables, car ici il y a une chose qui empêche de faire son Takfīr (1) et parce qu’en agissant comme tu as dit, tu vas le faire fuir dès ta première interpellation. De plus, la pratique qui est du Shirk ne signifie pas forcément rendre mécréant quelqu’un de manière spécifique. La pratique est du Shirk, mais celui qui la pratique n’est pas associateur (2), CAR IL SE PEUT QUE CE QUI EMPÊCHE DE FAIRE SON TAKFIR SOIT SON IGNORANCE OU SA NON CLAIRVOYANCE SELON CE QUE LES SAVANTS DISENT. De plus, en l’appelant associateur tu vas le faire fuir. Appelle-le plutôt par son nom, puis éclaircis-lui que cette pratique qu’il fait est du Shirk.»

– Deuxième question :

«Quel est l’avis prépondérant concernant le fait de rendre mécréant quelqu’un de manière spécifique ?»

Réponse du Shaykh Ibn Bāz (qu’Allāh lui fasse miséricorde) :

«Si les preuves ont été levées contre lui et que la preuve montre sa mécréance, que la voie lui a été éclaircie, puis malgré cela il persiste, il est alors mécréant. CEPENDANT, CERTAINS SAVANTS VOIENT QUE CELUI QUI COMMET CERTAINES CHOSES DE SHIRK, IL SE PEUT QU’IL AIT ÉTÉ TROMPÉ. IL SE PEUT QU’IL SOIT IGNORANT ET QU’IL N’EST PAS AU COURANT DE LA RÉALITÉ. ILS NE LE RENDENT PAS MÉCRÉANT JUSQU’À CE QU’ON LUI ÉCLAIRCISSE LES CHOSES ET QU’ON L’ORIENTE EN LUI MONTRANT QUE CE QU’IL FAIT EST UNE MÉCRÉANCE ET UN ÉGAREMENT, QU’IL S’AGIT D’UNE PRATIQUE DES PREMIERS ASSOCIATEURS. SI APRÈS CET ÉCLAIRCISSEMENT IL PERSISTE, ILS LE JUGENT SPÉCIFIQUEMENT MÉCRÉANT.» Fin de citation.

Source : Fawāʾid Min Sharḥ Kitāb at-Tawḥīd wa Sharḥ Taysīr al-ʿAzīz al-Ḥamīd page 243, 245.

Ce sont les explications du Shaykh Ibn Bāz de Kitāb at-Tawḥīd et de Taysīr al-ʿAzīz al-Ḥamīd qui ont été regroupées puis mises en écrit par le docteur ʿAbdu s-Salām Ibn ʿAbdillah Ibn Muḥammad qui a étudié auprès du Shaykh al-Fawzān. Il est aujourd’hui membre du comité permanent des grands savants d’Arabie Saoudite. Il a inséré les questions qui ont été posées au Shaykh Ibn Bāz pendant ces cours. Le livre a été révisé et préfacé par son Shaykh Ṣāliḥ al-Fawzān (qu’Allāh le préserve), édition al-Imām Ahmad.

Traduit par Muḥammad Wora.

Annotations :

(1) C’est le fait de rendre la personne mécréante.

(2) Le Shaykh veut dire qu’il n’est pas jugé associateur s’il y a une chose qui empêche de faire son Takfīr et non qu’il n’est pas associateur peu importe la situation. Et concernant l’excuse pour cause d’ignorance dans les questions de Shirk, la personne est excusée en ce qui concerne des sujets de Shirk qui peuvent être ignorés par elle, contrairement aux Ḥaddādiyyah et à certaines personnes qui nient l’existence de l’excuse pour cause d’ignorance dans les questions de Shirk de manière absolue en faisant une différence entre l’excuse pour cause d’ignorance dans les questions de grande mécréance et dans les questions de grand Shirk. Ils excusent la personne dans les questions de mécréance et non dans les questions de Shirk. Cette différence n’a pas lieu d’être, le Shirk et la mécréance même si on prend l’avis des savants qui disent qu’il y a une différence entre les deux dans la législation, cependant, en ce qui concerne la sortie de l’Islām, il n’y a aucune différence. Les deux sont interdits et font sortir de l’Islām. Celui qui tombe dans un acte, une parole, une croyance de Shirk ou de mécréance, si c’est une chose que des gens comme lui peuvent ignorer et qu’il n’a pas été négligeant dans la recherche de la vérité, nous ne le rendons pas mécréant jusqu’à ce que les choses lui soient éclaircies, car toutes les questions de Shirk ou de Kufr ne sont pas claires pour tout le monde. Connaître que le Shirk et le Kufr sont interdits est une chose, connaître toutes les différentes formes de Kufr et de Shirk en est une autre. Quant aux questions claires que des gens comme lui ne peuvent pas ignorer, il n’est pas excusé pour cela, nous le rendons mécréant s’il commet ces choses. Que cela soit dans le grand Shirk ou le grand Kufr, il n’y a pas de différence à faire et point final !

Muḥammad Wora.

س: إن رأيت أحدا يدعو صاحب القبر ويستغيث به، فهو مصاب بالشرك، فهل أدعوه على أنه مسلم، أو أدعوه على أنه مشرك، إذا أردت أن أدعوه إلى الله عز وجل، وأن أبين له؟

قال الشيخ ابن باز رحمه الله:

ادعه بعبارة أخرى، لا هذه ولا هذه، قل له: يا فلان يا عبد الله عملك هذا الذي فعلته شرك، وليس عبادة، هو عمل المشركين الجاهليين، عمل قريش وأشباه قريش؛ لأن هنا مانعا من تكفيره، ولأن فيه تنفيره أول ما تدعوه، ولأن تكفير المعين غير العمل الذي هو شرك، فالعمل شرك، ولا يكون العامل مشركا، فقد يكون المانع من تكفيره جهله أو عدم بصيرته، على حد قول العلماء، وأيضا في دعوته بالشرك تنفير، فتدعوه باسمه، ثم تبين له أن هذا العمل شرك.

س: ما الراجح في تكفير المعين؟

قال رحمه الله: إذا قامت عليه الأدلة، والحجة الدالة على كفره، ووضح له السبيل، ثم أصر، فهو كافر.

ولكن بعض العلماء يرى أن من وقعت عنده بعض الأشياء الشركية، وقد يكون ملبسا عليه، وقد يكون جاهلا، ولا يعرف الحقيقة، فلا يكفره حتى يبين له ويرشده إلى أن هذا كفر وضلال، وأن هذا عمل المشركين الأولين، وإذا أصر بعد البيان يحكم عليه بكفر معين.

المصدر: الفوائد العلمية من الدروس البازية.

فوائد من شرح كتاب التوحيد ويليه فوائد من شرح تيسير العزيز الحميد. ص ٢٤٥,٢٤٣ (دروس علمية شرحها العلامة ابن باز رحمه الله.

اعتنى بإخراجه عبد السلام بن عبد الله السليمان

راجعه وقدم له العلامة صالح بن فوزان بن عبد الله الفوزان حفظه الله.

Les khawâridj appellent les gens de la sunnah mourjia !

L’imam Harb Al kirmâni* qu’Allah lui fasse miséricorde a dit :

Quant aux khawârij, ils appellent les gens de la sunnah et du consensus mourjia. Les khawârij ont menti ! au contraire ce sont eux les mourjia, ils prétendent qu’ils sont les seuls à avoir la foi et ceux qui les contredisent sont des mécréants”

Source : Le consensus des salafs dans la croyance p.99.

Édition : L’imam Ahmed.

Traduction : Muhammad Wora.

* C’est un savant de la sunnah connu, c’était un élève de l’imam Ahmed qu’Allah lui fasse miséricorde.

قال حرب الكرماني رحمه الله:

وأما الخوارج فإنهم يسمون أهل السنة والجماعة مرجئة، وكذبت الخوارج، بل هم المرجئة يزعمون أنهم على إيمان دون الناس ومن خالفهم كفار” 

المصدر: إجماع السلف في الإعتقاد ص ٩٩