J’ai patienté pendant des années envers ʿAbdouraḥmān ʿAbdoul-khāliq

Le cheikh rabee Ibn hādi Al madkhali (qu’Allah le préserve) a dit : J’ai patienté pendant des années envers ʿAbdouraḥmān ʿAbdoul-khāliq, j’étais doux envers lui, il me promettait du bien*, malheureusement il n’a fait que s’éloigner de plus en plus. J’ai patienté pendant des années envers ʿArʿour, je lui prodiguais des conseils en espérant qu’il allait peut-être revenir sur ses éloges envers qoutb et ses semblables, il promettait du bien*, cependant il ne respectait pas cela, j’ai également beaucoup patienté envers ʿAli Al-ḥalabi.

Source : Le beau résumé éclaircissant la voie du cheikh rabee dans la prédication ainsi que dans l’éloge et la critique 1/77.

Traduction : Muḥammad Wora.

* La réforme de sa personne.  Ceci est la démarche du cheikh rabee en général au sujet de ceux qui se réclament de la sunnah et qui font des erreurs, le cheikh patiente envers eux tout en leur prodiguant des conseils en privé. Le cheikh peut leur prodiguer des conseils en privé pendant des années avant de mettre en garde contre eux. Le savant n’est pas obligé de publier tout ce qu’il fait en privé dans le but de réformer une personne. Pourquoi le cheikh rabee ne met pas en garde contre untel ? Qu’est-ce que tu en sais ?! Peut-être qu’il est entrain de lui prodiguer des conseils en privé comme cela est connu de lui. Le cheikh rabee explique qu’il avait conseillé Aboul-ḥassan en privé, les gens n’étaient pas au courant. Qu’est ce que Aboul-ḥassan a fait ? Il a fait sept cassettes qu’il a lui même publiées pour réfuter le conseil que lui avait prodigué le cheikh rabee en privé, il a commencé a dénigré le cheikh rabee qui a patienté envers lui pendant des années et qui faisait taire les gens à son sujet. Il est important aussi de rappeler que la démarche du cheikh rabee au sujet de la patience concernant les mises en garde n’est pas une obligation, lui-même n’a jamais prétendu que c’était une obligation, et il n’y a pas de preuve du Coran ou de la sunnah qui justifie qu’il faut obligatoirement patienter pendant des années envers quelqu’un avant de mettre en garde contre lui ou avant de le refuter publiquement. C’est une bonne chose si on espère que la personne change, et qu’on voit un plus grand bien en cela, le cheikh rabee explique lui-même qu’il agissait ainsi car il espérait le bien de ces gens et il ne voulait pas diviser les salafi. Réprimander ceux qui ne patientent pas pendant des années est très faux ! On peut patienter pendant des années, comme on peut ne pas le faire. Toutes les deux démarches sont correctes. Certains s’argumentent aussi de la démarche du cheikh rabee pour délaisser des gens dans le faux, ils disent qu’ils patientent envers eux pourtant ils ne leur prodiguent aucun conseil, ils passent plutôt du temps à rire avec eux, à les inviter à manger et boire, ils ne leur prodiguent jamais des conseils, ils restent ainsi pendant des années, et quand ils sont blâmés, ils disent le cheikh rabee a patienté… Ceci est un faux argumentaire, car le cheikh rabee patientait tout en prodiguant des conseils, il n’agissait pas comme vous. Bref, ce que je voulais surtout mettre en exergue ici, c’est le fait qu’un savant peut conseiller un autre savant en privé pendant une période, son silence en public ne signifie pas forcément qu’il approuve les erreurs de ce dernier ou qu’il ne lui prodigue pas des conseils. C’est comme le cas des gouverneurs, lorsque les savants prodiguent des conseils au gouverneur en privé, ils n’ont pas besoin d’informer les gens. Tu crois qu’ils sont silencieux mais tu ignores ce qu’ils font !

قال الشيخ ربيع بن هادي المدخلي حفظه الله: لقد صبرت على عبدالرحمن عبدالخالق سنين. وأنا أتلطف معه! وكان يعدني خيراً ولكنه يزداد بعداً وصبرت على عرعور سنين وكنت أنصحه لعله يرجع عن تزكياته لقطب وأمثاله فيعد خيراً ولا يلتزم بذلك وصبرت على علي الحلبي كثيراً. [📚الملخص الجميل في بيان منهج الشيخ ربيع في الدعوة والجرح والتعديل جزء الأول صـ ٧٧]

Quel est le jugement concernant cette parole qui est prononcée par certaines personnes : Ne réfute le savant qu’un savant” ?

Question :

Quel est le jugement concernant cette parole qui est prononcée par certaines personnes : Ne réfute le savant qu’un savant” ?

Réponse du cheikh Rabee Ibn hādi (qu’Allah le préserve) :

S’il n’y a aucun savant qui éclaircit la vérité, et que ce petit a des arguments et des preuves, il lui incombe de présenter ce qu’il a comme arguments. Le savant et l’étudiant en science ne doivent parler qu’avec science, ils ne doivent entrer dans une quelconque affaire que s’ils ont une science concernant cela. [Allah a dit ] : “Et ne poursuis pas ce dont tu n’as aucune connaissance. L’ouïe, la vue et le cœur : sur tout cela, en vérité, il [L’Homme] sera interrogé. [Sourate 17 v. 36]. S’il y a un étudiant en science qui a une science concernant un sujet et il a des preuves et des arguments par rapport à ce sujet, et que les savants n’ont pas parlé alors qu’il dise la vérité.

* Source : Les questions des jeunes de ʿadan au sujet de la fitnah d’Abil-hassan. Première cassette, question n°3

Traduction : Muḥammad Wora.

* Ceci est le juste milieu concernant ce sujet, et c’est ce qui est confirmé par les textes généraux qui stipulent qu’il faut ordonner le bien et interdire le mal, et il n’y a aucun doute que les réfutations scientifiques entrent dans ce cadre là. Quant au fait de restreindre ces textes là aux savants lorsqu’il s’agit de l’erreur d’un savant, ceci est une restriction sans preuve en réalité. De plus, cette restriction peut faciliter l’acceptation de certaines erreurs par beaucoup de gens. Toutefois, l’étudiant en science doit faire attention afin de ne pas dépasser ses limites.

سئل شيخنا ربيع بن هادي المدخلي -حفظه الله تعالى: ما صحة قول بعض الناس: “لا يرد على العالم إلا عالم”؟ فأجاب: إذا لم يوجد عالم يبين الحق، وكان عند هذا المستصغر عنده الحجة والبرهان فعليه أن يقدِّم ما عنده، الشاهد أن العالم وطالب علم لا يتكلم إلا بعلم، ولا يخوض في أي أمر من الأمور إلا بعلم: (وَلَا تَقْفُ مَا لَيْسَ لَكَ بِهِ عِلْمٌ ۚ إِنَّ السَّمْعَ وَالْبَصَرَ وَالْفُؤَادَ كُلُّ أُولَٰئِكَ كَانَ عَنْهُ مَسْئُولًا) …. فإذا كان هناك طالب علم يعني عنده علم في قضية وعنده دليل وبرهان فيها ولم يتكلم العلماء فليقل الحق) ا.هـ مختصرا. المصدر: “شريط أسئلة شباب عدن عن فتنة أبي الحسن” الوجه الأول السؤال الثالث.